dimanche 19 juin 2011

L'impromptu

Crédit photos et vidéo Eric Darsan
C’est un impromptu que je vous propose aujourd’hui à l'approche de la fête de la musique, une note librement composée sur un air de piano au détour d’une rue. Mais improviser ne s’improvise pas : pour parvenir à ce morceau de bravoure il faut de la préparation, quelques œuvres à son répertoire, de la maîtrise et du talent.

C'est très exactement ce que possède cet homme et son piano sortis de derrière les fagots, du bois dont on fait les trovatori, trouveurs ou musiciens poètes. Esprit du temps peut-être, l’on cherche à retenir l’instant puis, sitôt passé, à le retrouver. Alors l'on se connecte à Internet, l’on se fait netective, web-trotter, tracker à la recherche du mot clé qui nous ouvrira l’accès à l’univers de l’artiste. L’on revoit les photos, les vidéos que l’on a prises.


Une inscription sur l’instrument : pianoguglielmi.com. Le site de l’artiste? Non, mais un précieux indice puisqu'il s’agit du nom d’un atelier et magasin de pianos établi depuis plus de cent ans à Nice. Un pianiste ayant pignon sur rue au pays des pins, cela ne s’invente pas. Et c’est là qu’effectivement nous le retrouvons, de la Promenade des Anglais à la place Massena il y a dix ans déjà.


Depuis le musicien et son piano ont fait bien du chemin : Nice en Avignon en 2007, Montpellier en 2010 et, Paris en 2011, enfin. Et pourtant vous ignorez encore son identité.



Ne titrez pas sur le pianiste en ce cas ! me direz-vous. Alors, puisqu'il vous faut un nom, à force de recherches le voici :
Steve Villa-Massone.
Ses antécédents? Une pratique assidue depuis l’âge de cinq ans, une formation au conservatoire et un répertoire classique pour une démarche qui ne l’est pas : transposer sans pose, mais en virtuose, l'or de la scène à l'art de la rue.
Car n'est pas homme de la manche qui veut et, plutôt que de combattre les moulins, notre Quichotte a choisi de vivre sa passion en louant ses dons à un public conquis.

Alors nous le louons aussi et, si l’on a coutume de dire chi va piano, va sano (« qui va doucement va sûrement ») l'on oublie trop souvent la suite : chi va sano, va bene, chi va bene, va lontano (« qui va sûrement va bien, qui va bien va loin ») ! Après avoir suivi ses pérégrinations c'est évidemment ce que nous lui souhaitons.

Mise à jour : vous pouvez également retrouver Steve Villa-Massone sur son site.

1 commentaire:

  1. Je l'ai déjà entendu sur la place Masséna à Nice. Le garçon avait un certain succès, qui plus est mérité.
    Amicalement,
    BAROUFS

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