samedi 13 août 2011

Oeuvres de Napoléon Bonaparte, Vol.3


Ce troisième volume commence avec le siège d’Acre en mars 1799 qui va mettre un terme à l’expédition d’Egypte, précédemment bien engagée. Tandis que Bonaparte a entrepris d’ordonner le pays en instaurant une véritable politique coloniale, le ravitaillement en vivres et armes redevient une préoccupation centrale. A la levée du siège non seulement son œuvre pacificatrice est entachée par l’exécution de prisonniers de guerre, mais son image est davantage celle d’un conquérant que d’un libérateur. Il laisse néanmoins des instructions concernant l’administration à son successeur afin d’assurer la pérennité de son œuvre, tout en suscitant pour le pays un réel engouement.

Le livre trois couvre toute la période du Consulat, du coup d’état du 18 brumaire (9 novembre 1799) jusqu’à l’avènement de l’Empire. Bonaparte, ayant trouvé à son retour une France exsangue, en proie à la faim, à la maladie, au brigandage, et dépossédée de ses conquêtes, s’empare du pouvoir. Les écrits concernant cette période sont largement constitués d’ « Exposés de la situation de le République » adressés aux corps législatifs mais aussi de notes parues dans le Moniteur qui témoignent du caractère du premier consul mais aussi de son contrôle sur la presse dont il use directement pour répondre notamment aux assertions anglaises. En quelques années seulement il va redresser le pays, rétablir la paix, devenir consul à vie et promulguer le Code qui porte son nom.

Le livre quatre, qui concerne l'Empire, s’ouvre au 18 mai 1804 avec le sacre de Napoléon. C’est par ce ce nom qu’il signera désormais des écrits qui, plus épars pendant la période de paix que constituait le Consulat, redeviennent fréquents en octobre 1805 avec l’apparition des premiers « Bulletins de la Grande armée », ici au nombre de 36, dans lesquels il détaille les opérations aussi bien que les plans -réels ou présumés- de ses ennemis, blâmant les anglais, louant les Autrichiens, évoquant tantôt la pauvreté des russes, tantôt la sauvagerie des cosaques, jusqu’à la victoire d’Austerlitz et au traité avec l’Autriche. Ces bulletins, qu’il rédige lui-même à la troisième personne, sont publiés dans le Moniteur.
Au total, tandis que le livre second s’achève sur une guerre coloniale qui ne manquera pas de rappeler au lecteur des faits plus contemporains, les livres trois et quatre appellent quant à eux à une réflexion sur les sources. Après quelques recherches l’on s’aperçoit ainsi que le nombre croissant d’extraits du Moniteur peut être dû non seulement au fait qu’il soit devenu journal officiel en décembre 1799 dans un contexte de répression de la liberté de la presse, mais aussi au fait qu’il appartenait à Panckoucke qui est à l’origine de la présente édition et qui, de fait, a pu accéder plus aisément à ces sources mais également être tenté de leur donner la primeur sur d’autres.

Découvrez la suite avec les Oeuvres de Napoléon Bonaparte, Vol.4

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