mardi 19 juin 2012

La Lune du chasseur, Paul Finch

Après A travers bois, conte étrange et fantastique que nous avons pu découvrir la dernière fois, nous voici aujourd’hui plongés dans un univers de science-fiction mâtinée de réalisme où nos héros, partis pour se détendre sur une plateforme de loisirs, vont se retrouver l’objet des distractions offertes à des visiteurs pour le moins patibulaires. 

« Vaincre ou mourir : un jeu infernal » auquel vont se prêter nos amis, et plus particulièrement Rory et quelques autres, poursuivis pour l’occasion par un Docteur infiltré au sein de la pègre et changé en un chasseur dont on ne sait s’il donnera suffisamment longtemps le change à ses adversaires assoiffés de sang et de trophées pour parvenir à les sauver. 

Pendant que le Seigneur du Temps, parti rendre visite à Kobal Zalu, un ancien compagnon d’armes, déplore l'impuissance et le laxisme de celui-ci au sein de cette cité isolée dominée par le crime organisé, Rory, après avoir perdu le Tardis au jeu, est envoyé sur Gorgoror, lune inhospitalière, dévastée par l’industrie, recouverte de ruines et arrosée par des pluies acides, devenue le terrain de jeu de Krauzzen, tueur à gage sanguinaires et de ses acolytes. Face à ses mercenaires ou hommes d’affaire, tous gangsters sans foi ni loi, à l’invite desquels l’injonction « Tuer ou être tué » se pose plus aux chasseurs qu’aux proies, le Docteur, Amy et Rory, fidèles à eux-mêmes, séparés comme à l'accoutumée, mais aguerris, devront respectivement protéger des vies, ruser et se battre sans merci. 

A leur côté, Harry Mossop, ancien flic au chômage, débonnaire, poissard, désoeuvré et revanchard, kidnappé sur Terre après avoir fourré son nez où il ne fallait pas, et jeté en pâture aux malfrats en compagnie de sa femme et de sa fille. Pour échapper à cet environnement hostile, peuplé de créatures plus sordides les unes que les autres, ce personnage couard et malhabile va devoir puiser dans ses ressources le courage qui lui manquait pour affronter le quotidien, venir à bout de l'hostilité des siens, relativiser ses soucis ordinaires et, qui sait, les résoudre en trouvant du travail autrement que sur « Trouvemploi », ou encore s'accorder des vacances bien méritées, ou pas.

Pour écrire cette improbable Lune du chasseur, Paul Finch, 
ancien policier et journaliste, qui vit aujourd’hui avec femme et enfant dans un comté tranquille du nord-ouest de l’Angleterre, semble s’être inspiré de son expérience pour obtenir un récit alterné – comme souvent dans les romans du Docteur – précis, étrange, mais sans parvenir réellement à une mise en abîme qui aurait permis la réalisation d’un ouvrage plus...uniforme, mais également plus littéraire. Au lieu de cela, à la partie de chasse qui constitue un classique du genre, l’auteur a préféré rester en surface et nous offrir une énième aventure du Docteur, pas la moindre mais pas non plus la meilleure et qui, au risque de nous lasser, comprend pas moins de quarante chapitres mais qui, fort heureusement, après un démarrage un peu longuet, voit l'action se précipiter et les morceaux de bravoure s'enchaîner pour le plus grand plaisir des fans du Docteur que l'on découvre sous un jour plus sombre cette fois. 

Après ces sept premiers volumes la série des romans devrait marquer une longue pause estivale avant de reprendre avec un huitième intitulé Les morts de l'hiver prévu pour le 26 octobre. D'ici là je vous propose de revenir sur la nouvelle série avec la présentation des trois dernières incarnations du Docteur réalisée il y a près d'un an. Vous pouvez également retrouver l'ensemble de mes articles sur le sujet sur ce blog bien entendu, mais aussi sur les excellents sites de référence que sont Le Galion des EToiles et Unification France qui me font l’honneur de les relayer et que je tiens à remercier, de même que les éditions Milady, sans qui cette aventure ne pourrait être possible et sur Le blog desquelles vous pouvez retrouver tout ce qui concerne cet univers, et beaucoup d'autres que je vous laisse découvrir plus avant. 

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